Boutiquier.ère

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Il peut choisir aussi 2 compétences parmi les suivantes

Description

Les boutiquiers sont aussi appelés regrattiers (détaillants). Dans une économie qui ignore la grande distribution, chaque commerçant reste très spécialisé ; du coup, chaque bourgade comprend un grand nombre de petites échoppes et de boutiques. Parmi les boutiquiers massacrés pendant la Saint-Barthélemy, on relève par exemple des chaperonnières (marchandes de chapeaux), des épingliers (marchands d’épingles), des tailleurs, des armuriers, des doreurs, des quincailliers, des boutonniers-émailleurs, des merciers, des hôteliers, des relieurs de livres,
des brodeurs, des teinturiers...
La plupart de ces commerces sont rassemblés en « métiers jurés », c’est-à-dire en corporations. Les « métiers jurés » fixent les prix pour éviter la concurrence déloyale et organisent une entraide corporatiste, sorte d’embryon de protection sociale. Chaque corporation élit ses jurandes, que l’on pourrait rapprocher des juges des prud’hommes actuels, et dont la fonction est de régler les différends au sein de la profession. Certains boutiquiers sont itinérants ; c’est le cas des colporteurs, qui mènent une vie relativement dangereuse en période troublée, mais sont appréciés en tant que sources d’informations. D’autres, plus ou moins sédentaires, travaillent dans la rue : c’est le lot des petits métiers comme les rémouleurs et les vendeurs de fruits.

Les boutiquiers les plus cossus ont une échoppe : il peut s’agir d’une maison étroite dont le rez-de-chaussée ouvre sur la rue et se signale par une enseigne colorée, ou encore d’un emplacement sous les arcades de pierre du rez-de-chaussée d’une maison bourgeoise, où le commerçant installe chaque jour son étal.

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