Poéte.sse
Description
La poésie est un art fort prisé par les élites intellectuelles du royaume, aussi bien au sein de la noblesse, du clergé que de la haute bourgeoisie. Il existe même des concours de poésie, comme les jeux floraux de Toulouse, disputés chaque année depuis le Moyen Âge. Si nombre de personnages cultivés ne s’adonnent à la poésie que comme à un loisir (Charles IX ou sa sœur Marguerite de Valois en furent d’illustres exemples), en revanche, d’autres lettrés firent carrière de leur art. Ce fut le cas de Philippe Desportes, Maurice Scève ou Pierre de Ronsard.
La poésie du xvi e siècle est fortement influencée par les sonnets de Pétrarque, et par le courant novateur des sept poètes de la Pléiade (Ronsard, Du Bellay, Baïf, Pontus de Tyard, Belleau, Jodelle, Pelletier). On abandonne les formes médiévales (le rondeau, la ballade, un vers comme le décasyllabe) au profit de formes antiques (l’ode) ou nouvelles (le sonnet, d’origine italienne ; le blason ; un vers comme l’alexandrin). Même s’il est amateur, le poète possède une éminente fonction sociale. Il peut être un polémiste, engagé dans un camp (Agrippa d’Aubigné) et composant placets et quatrains incendiaires au service de la propagande de son parti ; il peut être un galant, qui écrit des poèmes d’amour réutilisables par ses lecteurs pour faire leur cour à ces dames (Ronsard) ; il peut être un parolier de chansons dont l’air est écrit par des compositeurs en vogue, et qui sont diffusées aussi bien à la cour qu’au sein du peuple. Certains poètes sont des courtisans chevronnés et écrivent des oeuvres de commande (Ronsard, Desportes), d’autres composent des oeuvres plus personnelles (Du Bellay, Louise Labé).
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